Améliorer l’alimentation et les revenus

Le projet visait à améliorer les conditions de vie de 580 familles rurales réparties dans sept villages situés autour des villes de Kpalimé et Notsé. Il comprenait des formations, la construction d'abris pour les animaux, l’octroi de chèvres, moutons, poulets et dindes, ainsi qu’un suivi technique et sanitaire. L'objectif était d'améliorer l'alimentation des familles et d’augmenter leurs revenus grâce à la vente des produits de leur élevage. Dans les sept villages, suivant le principe de l'ESF, «qui reçoit ... donne», chaque famille avait accepté de donner une femelle née de l'élevage à une autre famille.

Au total, 436 familles ont bénéficié du projet dans 10 villages situés dans les zones de Kpalimé et Notsé, et 1’345 animaux ont été distribués, dont 56% par le principe « qui reçoit ... donne ». Les trois villages supplémentaires ont été ajoutés à la demande des familles rurales vulnérables témoins de l’amélioration des conditions de vie des familles déjà appuyées. Le nombre total de familles moins élevé que prévu au départ étais dû notamment à des mortalités d’animaux dans les premières phases, des retards dans la transmission d’animaux et la vente d’animaux pour couvrir des besoins primaires. Les bénéficiaires du projet ont construit les abris d’élevage et ont reçu des formations continues, alternant pratique et théorie, dans la gestion et la conduite d’élevage. Huit auxiliaires vétérinaires d’élevage ont été formés et ont pu proposer leurs services dans les villages, contribuant au faible taux de mortalité des animaux (5.4%) au bout de l'exercice. A la fin du projet, l’alimentation des familles avait amélioré grâce à la consommation régulière de poules, œufs, moutons et chèvres issus des élevages. Leurs revenus tirés de la vente de petits ruminants, en moyenne de 50 à 90 euros/an, leur permettaient de couvrir leurs besoins courants.

L’association française Élevages sans frontières (ESF) a été créé en 2000. Elle a pour vocation de lutter contre la pauvreté en aidant les familles rurales et des groupements de producteurs à devenir autonomes, avec un accent particulier sur l’Afrique (80% des financements).

 

 
436
FAMILLES

Type

Santé / Développement communautaire

Durée

Octobre 2012 – juin 2015

Lieu

Kpalimé et Notsé / Togo

Avec qui

Élevages sans frontières (ESF) 

Site internet

www.elevagessansfrontieres.org/

Togo

Population
7,8 millions (2017)

Revenu par habitant
610 USD/an (2017)

Taux de pauvreté *
55 % (2015)

Taux d'alphabétisation
64 % (2016)

Indice de développement humain
165e pays sur 189 (2018)

Le Togo a fait des progrès considérables dans ses efforts de développement, même si d’importantes difficultés institutionnelles et économiques demeurent. La pauvreté a été réduite de 62 % en 2006 à 55 % en 2015, mais elle reste élevée. Le taux de malnutrition aiguë s’établit à 5 % dans le pays et 30 % des jeunes enfants souffrent d’un retard de croissance. Des progrès ont été accomplis en matière d’éducation primaire universelle et de contrôle du VIH/Sida. La mortalité maternelle reste élevée, en particulier du fait de l’absence de visites prénatales, liée à de faibles revenus et à un mauvais accès aux services de santé. L’accès à une eau propre et potable s’améliore, mais reste insuffisant. Seuls 34 % de la population utilisent de l’eau propre à cause du manque d’infrastructures et d’une distribution inégale d’eau potable, malgré l’abondance des ressources en eau du pays.

Sources: Programme alimentaire mondial, UNICEF, Banque mondiale, Rapport sur le développement humain 2016, Indices et indicateurs de développement humain (mise à jour statistique 2018)

*Pourcentage de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté.